Lever le voile

Lever le voile

Depuis quelques années, le débat sur le voile fait rage en France, alimentant et attisant l’incompréhension des uns, la colère des autres et laissant dubitatif les plus neutres. Si l’on s’en réfère au sens commun, une femme voilée est une femme soumise. Il n’existe pas d’autres alternatives. Je m’interroge quant à cette unique possibilité, et j’entrevois toutes les limites d’une telle conclusion.

Une réflexion commune

Avant d’aller plus en avant, je tiens à préciser que mes interrogations à propos du sujet que j’évoque avec vous se cantonnent à la France. Je ne parle pas des femmes voilées issues d’autres pays dont les situations diffèrent pour de nombreuses raisons et du simple fait que leur histoire est intimement et profondément liées à l’ère socioculturelle dans laquelle elles vivent. Un jour peut-être aurais-je l’audace de m’aventurer à écrire un article sur la question. Mais revenons-en à mon observation en tant que jeune femme française, résidant en région parisienne et s’interrogeant sur tout le discours ambiant autour du voile et du burkini en France.

Si je m’en tiens donc à certains discours, une femme voilée est une femme soumise. Je ne suis pas tout à fait satisfaite par cette réponse. Premièrement parce qu’elle tend à enfermer les femmes dont il est question dans une trajectoire linéaire les plaçant dans une posture de femme passive. Deuxièmement, parce que ses femmes sont pour la majorité françaises, qu’elles connaissent les codes du pays dans lequel elles ont grandit et qu’au même titre que les autres savent de quel droits elles jouissent.

Femme voilée, femme soumise ?

En imposant l’idée qu’une femme voilée est une femme soumise, on nie dans le même temps sa capacité à décider pour elle-même de son propre sort, de son apparence et de ces choix. On fait de cas particuliers et individuels une réalité globale. On rejette l’idée de parcours, d’histoire et de vécu de chacune de ses femmes. On supprime la capacité de ces dernières à être des femmes libres et émancipées, libre de choisir de porter ou pas le voile, libre de vivre et d’exprimer leur féminité avec des valeurs qui leur font écho. On part du principe unique qu’une femme voilée est une femme victime d’une oppression extérieure. Si cela s’avère être une réalité pour certaines d’entre elles, je ne suis absolument pas convaincue qu’il s’agisse d’une vérité générale.

Peut-on considérer que la société française fait preuve de tolérance et de bienveillance à l’égard de ses femmes ? Sous couvert des valeurs démocratiques de notre pays, auxquelles je tiens particulièrement, avons nous le droit de stigmatiser les femmes qui portent le voile en revendiquant la nécessité de leur venir en aide ? Une femme voilée est-elle forcément une femme en détresse ? Une femme subissant des oppressions est-elle forcément voilée ? Cet argument ne serait-il pas une fausse raison de justifier, en toute légitimité, une stigmatisation que nous ne devrions pas accepter ?

Pas d’amalgame

Ne vous méprenez pas, j’ai bien conscience que dans certains cas de figure, une femme qui porte le voile en France n’est pas toujours maîtresse de sa décision et je ne néglige pas non plus la possibilité qu’elle ait été contrainte dans sa démarche. Cependant je tiens à vous interpeller quant à la nécessité d’être attentifs aux idées toutes faites que nous entretenons et à l’impression que nous avons d’être dans un positionnement juste quand il s’agit de définir les symboles de soumission féminine.

Nombreuses sont les femmes à souffrir d’une forme de soumission et d’oppression quotidienne ( qu’elle soit d’ordre affective, psychologique ou physique ) sans pour autant porter le voile.

Nous sommes tellement convaincus de détenir des clés de compréhension et d’analyse à propos de tout, à propos de ce que sont les choses et de ce qu’elles devraient être ( notamment à propos de la question du voile et des femmes ) que nous finissons par figer certains concepts, certaines idées ou objets. Dans cette logique, les symboles de soumission féminine finissent par prendre (eux aussi) l’allure que l’on veut bien leur attribuer. Levons donc le voile et essayons de voir plus loin !

C’est quoi l’Amour ?

L’amour avec un grand A

On nous parle de l’Amour avec un grand A, de l’amour pour toujours. Ils se marièrent et vécurent heureux à jamais. C’est beau les contes de fée !!! Ca finit toujours bien et surtout ça parle d’Amour. L’amour, oh l’amour.

Simplement moi je ne suis pas une fée (ou alors je suis la fée casse pieds) et mon homme ne ressemble pas du tout à un prince charmant sorti tout droit d’un monde magique. Pourtant nous nous aimons.

Au quotidien je ressemble plus à la princesse Fiona qu’à la délicate et précieuse princesse JeNeSaisQuoi, tu sais le modèle lisse et conforme qui est censé nous inspirer et nous faire rêver depuis notre plus jeune âge.

Tu veux faire quoi quand tu seras grande ? « Je veux être une princesse ».

Petite je me demandais souvent en quoi consistait ce drôle de sentiment qu’on appelle l’amour. « C’est quand on se tient par la main et qu’on se fait des bisous sur la bouche ?  »  

J’ai compris plus tard (bien plus tard) que l’on pouvait donner la main à quelqu’un et l’embrasser sur la bouche sans pour autant qu’il y ait un quelconque lien amoureux. C’est sans doute une des raisons pour lesquelles un des deux membres de ce binôme tombe de haut constatant que l’engagement n’était pas tout à fait le même pour l’autre…

J’ai cherché à travers les films et les livres. Toutes ces histoires avaient quelque chose d’intéressant mais ne répondaient pas vraiment à mon interrogation. C’est quoi l’Amour ? Je me suis alors mise à écouter les histoires des unes et des autres. De belles histoires, parfois douloureuses, souvent tristes, mais globalement jolies et joyeuses. De quoi faire scintiller le coeur. Alors, pensant que c’était ça l’amour, j’ai voulu coller à tout prix à ce que j’avais entendu. Coûte que coûte. Et j’étais bien malheureuse de constater que ça ne collait pas. Que ça ne correspondait pas à ce que je vivais.

J’ai découvert l’amour lorsque j’ai cessé de me conformer à l’idéal

J’ai découvert l’amour lorsque j’ai cessé de me conformer à l’idéal. Lorsque j’ai compris que la beauté se trouve dans l’infiniment petit, lorsque j’ai appris à me taire pour écouter le silence, lorsque j’ai fais tomber une à une mes croyances à propos des gens, de moi-même et du monde.

J’ai compris que l’amour ce n’est pas simplement le lien qui nous lie à l’Homme ou à la Femme que l’on aime, que ce n’est pas simplement un sentiment qui nous relie aux membres de notre famille ni même à nos amis.

L’amour est à la fois tout et rien. Il est le vide qui survie au néant, l’envie d’aller vers les autres malgré les peines, les douleurs et les blessures du passé. Il est celui qui nous permet de tout pardonner, d’aller de l’avant et de ne pas s’arrêter sur les aspects négatifs de notre vie.

En cette journée de Saint-Valentin je souhaite partager avec vous un message de paix et d’amour. Apprenez à vous aimer en tant qu’individu. Aimez-vous et cultivez une bonne estime de vous-même. S’aimer n’est pas synonyme de vantardise mais de bienveillance. Une fois que l’on s’aime réellement on n’a plus besoin de quémander l’amour des autres, et nos relations ne sont alors plus basées sur le besoin de combler un vide mais sur l’envie de partager du bonheur avec les autres.

Amour encore et toujours !

Love 

Féministe moi ?

Féministe moi ?

Depuis que j’ai créé mon blog Belleoplurielle on m’a souvent demandé si j’étais féministe. A chaque fois, j’ai répondu avec un sourire amusé que *ce n’était pas le cas mais que j’étais simplement très sensible aux questions touchant de près les femmes, et à la manière dont nous étions représentées à travers les médias.

Je me suis toujours interrogée sur ce qui faisait de moi une femme et aujourd’hui du haut de mes 29 ans je ne suis pas bien sûre d’avoir trouvé la réponse.

Ma sensibilité et mon engagement m’ont amené à créer ce blog avec l’objectif de valoriser et promouvoir les beautés plurielles. Pendant de nombreuses années, j’ai été interloquée de constater qu’en matière de représentation de l’essence féminine il y avait un gros problème.

Une quasi invisibilité des beautés issues de la diversité, une représentation des femmes limitée à un modèle dominant ne reflétant pas la réalité, un discours sur la beauté creux, une obsession malsaine d’un culte voué au jeunisme,  une façon insidieuse ( mais bien réelle) d’inciter les femmes à se dénigrer et à détester leur corps, une manière de perpétuer des clichés et stéréotypes en tout genre, bref il ne m’était plus possible de rester là à rien faire.

Je n’avais pas conscience à l’époque que ce que j’avais mis en place avec Belleoplurielle  c’était un blog engagé qui avait pour objectif d’éveiller les consciences. Je n’étais pas prête à assumer cette posture, mais les choses ont changé depuis.

Je suis devenue mère et je me sens à mon tour le devoir de transmettre à mon fils des valeurs qui font sens.

Je me sens profondément connectée aux femmes et aux hommes qui ont mené de front les différents combats pour améliorer les conditions de vie des femmes. Je suis admirative face à celles et ceux qui continue à le perpétuer aujourd’hui et qui remettent au goût du jour un féminisme engagé, décomplexé, incisif et ancré aux problématiques actuelles.

Ma reconnaissance est depuis toujours sans limite. J’ai été éduqué dans une famille mono-parentale et ma mère a fait en sorte de me faire prendre conscience qu’en tant que future femme ma route serait (sans doute) semée d’embûche. Elle m’a expliqué très tôt que les femmes pâtissaient (encore) de certaines inégalités mais que rien n’était figé et qu’il était possible de révolutionner le monde à condition de s’en donner les moyens. Grâce à ma mère, je suis devenue une femme forte, sensible et responsable, en quête de liberté et prête à se démener pour mener à bien ses projets et à révolutionner le monde.

Je sais que je suis l’héritière d’un certains nombres de Droit ; celui d’avorter, de voter, de pouvoir travailler et ouvrir un compte bancaire sans obtenir l’aval de mon conjoint, celui de disposer de mon corps et de maîtriser ma fécondité, celui de choisir mon amoureux, et d’être libre de mon corps. Tous ses éléments font que je suis heureuse (et chanceuse) d’être une femme française et de jouir de tous ses droits.

Tout beau tout rose pour nous les femmes ?

Alors de quoi se plaindre ? Pourquoi s’interroger sur le féminisme et sa légitimité ? Pourquoi m’interroger sur ma propre démarche ? Pourquoi continuer à écrire des articles sur ce blog ?

Je sais pour l’expérimenter dans ma propre vie, que tout n’est pas tout beau tout rose pour nous les femmes (sauf si tu es princesse Barbie et que tu vies avec le prince Ken mais ça c’est autre chose !)

Malgré la chance que nous avons (je tiens à insister là dessus, surtout en ce moment…), des progrès restent à faire à différents niveaux. En 2017 par exemple, une femme gagne en moyenne 27 % de moins qu’un homme à compétence égale et consacre 1H30 de plus qu’un homme aux tâches domestiques. Derrière l’apparente banalité de ces deux chiffres (et il en existe tellement d’autres) résident des éléments sur lesquels nous devons travailler.

Je suis convaincue que ces changements doivent se faire en partenariat avec les hommes d’aujourd’hui. Avec nos frères, nos cousins, nos maris et amoureux. Car ces hommes appartiennent à une nouvelle génération. Une génération de papa poule investi, sensible et à l’écoute qui semble vouloir redéfinir à nos côtés, leur propre masculinité.

Pas besoin d’être féministe ou de se définir comme tel pour se sentir concerné(e) par la condition féminine. Pas besoin non plus d’être une femme pour avoir envie de faire bouger positivement les choses et contribuer au changement.

Je suis convaincue que ces idées que je défends trouvent leur écho auprès de grand nombre d’entre vous. Et je sais l’importance et de la nécessité qu’il y a de promouvoir les beautés plurielles. Car derrière mon désir de promouvoir toutes les beautés se cache l’envie de valoriser l’essence féminine sans exclure le masculin !

*Ps : je suis féministe mais ça reste entre nous !

Symboles de soumission féminine

symboles-de-soumission-feminineJe m’intéresse de près à la manière dont la beauté féminine est valorisée à travers nos médias et notamment à la façon dont se construit au quotidien un idéal de beauté féminin évoluant au gré des tendances, mais également des normes sociales et culturelles.

Je constate qu’il y a autour de la représentation de la beauté de la femme tout un imaginaire collectif à partir duquel la beauté féminine se décline sous forme de critères et de caractéristiques acceptés et validés par le plus grand nombre. Et si tout le monde ne se reconnaît pas la dedans force est de constater que globalement nous subissons cet idéal.

Ainsi, le sens commun s’accorde à l’idée qu’une belle femme est plutôt grande ou du moins élancée, mince (absolument), et qu’elle incarne de part sa posture, son look, sa coiffure, et sa capacité à être dans l’air du temps l’excellence même d’un idéal à atteindre.

Mon observation m’amène à considérer de nombreuses questions concernant la place de la femme. Et ces derniers temps, je suis presque obsédée par ce que j’appelle les symboles de soumission féminine.

Les avancées en matière de Droits des Femmes dans la majorité des pays occidentaux nous ont permis, grâce aux combats menés par ces dernières mais aussi par les hommes sensibles à cette question,  de jouir des mêmes droits que les hommes. Pourtant, il reste encore beaucoup de choses à faire progresser pour arriver à une égalité de fait entre les hommes et les femmes. Mais ce n’est pas là le sujet que je souhaite développer.

Concernant les symboles de soumission féminine, je constate qu’au nom de la liberté de la femme, nous avons intégré dans notre norme un certain nombre de codes, de valeurs et de caractéristiques qui définissent ce qu’est une femme émancipée et ce qu’est, au contraire, une femme soumise.

Ainsi, un certains nombres de critères sociaux, économiques, professionnels mais également esthétiques et intellectuels défissent (de façon presque manichéenne) l’une ou l’autre posture, passant à côté de nuances subtiles de ce à quoi sont quotidiennement confrontées les femmes.

J’ai donc eu envie de mettre en lumière le fait que les codes que nous avons intégré procèdent (eux aussi) d’une construction sociale et culturelle et impliquent donc (de ce fait) un consensus à la fois formel et collectif. J’ai envie de partager avec vous mes réflexions, interrogations mais également mes doutes à propos du constat que je fais. Très prochainement vous aurez donc l’occasion de lire une série d’article consacré au sujet des symboles de soumission féminine.

Précision : non ces articles ne parleront pas de pratiques sexuelles… En recherchant des images pour illustrer ce post je suis tombée sur des images suggestives n’ayant absolument rien à voir avec le sujet, rires.

Quand les jeux de nos enfants entretiennent les stéréotypes filles garçons

joujoux-et-stereotypes-filles-garçonLes jeux que nous offrons à nos enfants contribuent-ils à façonner la construction de leur identité en tant que filles ou garçons ? Les jeux ont-ils seulement un sexe de prédilection ? Et si oui, cette réalité procède t-elle d’une logique naturelle ou  au contraire d’une construction sociale et culturelle ?

Je dois bien avouer qu’avant de devenir maman je ne me souciais pas de me poser cette question. Mais aujourd’hui, je me rends compte à quel point le sujet mérite que l’on s’y penche.

Mon fils a des voitures, des camions, des leggos, des peluches, des livres et des jeux d’éveil interactifs. Il grandit en jouant et en imitant ce qu’il observe autour de lui. Son papa et moi faisons en sorte de l’éduquer en lui offrant un panel d’outil varié qui lui permette de devenir un petit garçon puis un jeune homme épanoui, conscient et respectueux des autres et de lui-même.

En tant que femme et citoyenne, les valeurs que je porte me donnent envie de transmettre à mon enfant une compréhension globale des choses. Je n’ai pas envie de l’éduquer à base de « les petits garçons ça ne pleure pas » et « ça joue au foot et ça porte du bleu ». Je ne porte pas de jugement sur cette façon de faire, je sais simplement qu’elle ne me correspond pas.

Plus il grandit, plus je me demande ce qui contribue à faire de lui un petit garçon et à se reconnaître entant que tel. L’éducation que nous lui donnons, la norme sociale, son ressenti, la biologie, le fait d’être né dans un corps de garçon ?

Je m’interroge sur les pratiques de jeux de nos enfants : diffèrent-elles en fonction du fait que les filles soient des filles et les garçons des garçons ? Petites filles et petits garçons aspirent-ils vraiment à des jeux (si) différents que cela ?

Imiter pour grandir, le « je » à travers le jeu

Je ne suis pas une spécialiste du développement des enfants, mais je sais à quel point il est important pour eux de jouer pour grandir et s’éveiller. Le jeu permet une prise de conscience de soi et des aux autres. L’enfant développe son identité peu à peu en réalisant qu’il appartient à un groupe tout en ayant son individualité propre.

L’imitation joue donc un rôle fondamental dans la construction de repères et de rituels au quotidien dans la vie d’un enfant et d’un adolescent et contribue à son développement cognitif et émotionnel. Mais alors, peut-être faudrait-il penser des jeux qui offrent la possibilité aux enfants de se comprendre et de se définir en tant qu’individu singulier et non en tant que futur réplique d’un concept sexué pré fabriqué en fonction du genre auquel ils appartiennent ?

Quand les jeux créent des représentations stéréotypées du genre

Depuis quelques jours, je m’amuse à détailler et analyser les publicités de jeux pour enfants. Les fêtes de Noël approchant, je me régale ! J’ai constaté avec effroi que la majorité des jeux pour garçons valorisent l’extérieur, l’action, l’agilité, la force ou l’intelligence alors que les jeux destinés aux filles sont consacrés à un espace limité à l’intérieur (pour ne pas dire cantonnés à la sphère de l’intime). Il s’agit de décorer, coiffer, maquiller, pouponner, styliser, créer -des tenues ou des bijoux- prendre soin de.

Il semblerait donc que dès le plus jeune âge, filles et garçons soient orientés vers des rôles sexués de ce qu’ils sont censés incarner une fois qu’ils deviendront grands.

La responsabilité des publicitaires et des créateurs de jouets

Partant de ce constat, cela signifie que les adultes qui créent ces publicités et ces jeux ont une responsabilité quant à la manière dont certains stéréotypes continuent d’être véhiculés. Je ne suis pas convaincue que les petites filles soient forcément encline à vouloir jouer avec un poupon et je ne vois pas pourquoi les petits garçons n’auraient pas envie de jouer avec. Idem pour les petites voitures et les jeux d’action.

Si l’on prend le temps de décrypter le message subliminal qui se cache derrière ces spots il faut comprendre que la petite fille est par essence faite pour devenir une future mère qui bercera son enfant, alors que le petit garçon (le future père au passage !) s’orientera vers l’extérieur pour vivre l’aventure de l’exploration d’un monde à découvrir (et à dompter). N’avons nous pas autre chose à proposer à nos enfants sérieusement ?

Dans la même continuité, ce que l’on nous propose c’est une manière (insidieuse ?) de préparer, dès le plus jeune âge, ces petites filles et ces petits garçons à devenir des adultes prêts à endosser des rôles normés et formatés en s’assurant qu’à travers le jeu, ils intégreront des codes actuels de ce qu’ils sont censés devenir en partant de normes  et de représentations stéréotypées du féminin et du masculin.

Faire la part des choses

Je crois sérieusement qu’il y a un problème dans la façon dont nous sont présentées les choses et qu’il est primordial d’y être vigilants. En réalité cela ne me pose pas de problème que les jeux offrent une dimension d’identification aux enfants. Ce qui est problématique pour moi, c’est de constater que cette identification passe par un mécanisme de construction d’une identité qui limite et cantonne à la fois l’essence masculine et féminine empêchant ainsi les enfants d’envisager autre chose.

De cette manière si je suis une petite fille je suis destinée à pouponner, et si je suis un petit garçon je me dois d’être un aventurier. La façon dont les jeux créent des stéréotypes en prétextant répondre à une norme sexuées et à un besoin inné passe totalement à côté de l’intelligence des enfants et de leur capacité à choisir par eux même. C’est également une belle façon de nier et de rendre stérile leur créativité et leur imaginaire. Puisque le jeu leur arrive « tout cuit » avec un rôle et une fonction prédéfinis.

Si nous voulons que les hommes et les femmes de demain évoluent dans le bon sens, commençons par proposer aux enfants d’aujourd’hui des modèles différents. Un petit garçon qui joue à la poupée sera sans doute un père plus investi, un petite fille qui s’amuse à jouer avec un jeu de construction n’hésitera pas à bricoler ou à vouloir intégrer une école d’ingénieur. Mon analyse est peut être naïve, mais je sais qu’il y a du vrai dans ce que je pressens…

J’essaie d’arrêter le sucre

j'essaie d'arrêter le sucre

Hello mes beautés plurielles ! Aujourd’hui je souhaite partager avec vous le nouveau challenge que je souhaite relever : celui d’arrêter le sucre.

En effet depuis ma grossesse j’ai développé une petite addiction au sucre et aujourd’hui un an après la naissance de mon fils, certaines mauvaises habitudes persistent encore !

Mais en quoi consiste mon addiction ?

Rien de bien grave selon moi. En effet je ne consomme ni sodas, ni alcool ni jus industriels. Je n’aime pas les bonbons, et je ne passe pas mon temps à mâcher du chewing-gum. De plus je ne suis pas du genre à grignoter, je mange lorsque j’ai faim et à ma faim. Non rien de bien grave comme je vous le disais. Cependant je ressens le besoin de consommer du sucre quotidiennement.  Ma petite faiblesse est liée au petit encas de 10h et/ou au goûter (oui je goûte encore je ne vois pas pourquoi ça devrait être réservé aux enfants ! Rires) de 16 h.  Il faut ajouter à ça les samedis matins où je m’accorde un petit pain au chocolat de temps à autre.

Quelle forme prend cette addiction ?

Je me suis découverte une passion pour les pâtisseries et les viennoisseries. J’aime les pains au chocolat, les tartes aux fraises, les crumbles aux pommes, les moelleux au chocolat. Concernant mon addiction au sucre il peut aussi s’agir d’un petit paquet de gâteau gerblé chocolaté, ou de quelques granolas. Je m’accorde par ailleurs de temps à autre le plaisir de manger des carrés de chocolat au lait avec des éclats de noisettes et des bouts de raisins secs ! (Miam)

J’arrive tout de même à ne pas me laisser dépasser par cette envie de sucre et si je mange un encas le matin je ne prends pas de gouter. Certains jours il m’arrive même de ne pas éprouver le besoin d’avoir recours à tout ça.

Je limite la casse !

J’ai pris 20 kilos durant ma grossesse. Je ne me suis ni privée ni limitée dans mes envies. Je ne dis pas qu’il faut suivre mon exemple. Je partage simplement avec vous mon expérience.

Je suis passée de trois à six repas par jour (durant ma grossesse je tiens à préciser, rires), avec une consommation de protéine animale aux repas du midi et du soir. Vous devez savoir que j’étais presque végétarienne et que je consommais très peu de viande. Mais à ce moment là de ma vie, j’avais envie de viande, de gras et de sucre. J’ai pris 5 kilos en un mois de grossesse et les médecins qui m’ont suivi n’ont pas cessé de me rouspéter.

Ainsi je suis passée d’une bonne hygiène de vie qui consistait à manger équilibré et en quantité raisonnable trois repas par jour en consommant très peu de viande (et de sucre d’ailleurs) et en pratiquant pas mal d’activité dont la danse, le yoga et un peu de footing, à un rythme alimentaire tout à fait différent. Vous me direz chaque femme est différente et la grossesse agit différemment sur nos organismes.

J’ai perdu 10 kilos la semaine qui a suivi l’accouchement et deux kilos depuis que je me suis remise à faire sérieusement du sport et à manger de nouveau équilibré.

j'essaie d'arrêter le sucre

Pourquoi j’essaie d’arrêter le sucre ?

Il y a quelques mois, j’ai vu un reportage sur France 5 qui s’interrogeait sur les effets du sucre sur l’organisme. Cela m’a beaucoup interpellé. Si vous souhaitez découvrir le documentaire dont il est question je vous laisse le lien à la fin de l’article.

De plus, je me rends bien compte qu’il y a quelque chose de machinal dans ma démarche, comme si mon cerveau réclamait une substance dont je n’avais pas besoin. En gros il m’arrive d’éprouver l’envie de manger un gâteau, alors que je n’ai pas faim. Et si j’ai le malheur de trouver quelque chose à porté de main pour répondre à cette envie de sucre (car il ne s’agit pas d’un besoin) alors autant vous dire que le gâteau ne fera pas long feu !

Les mauvaises habitudes alimentaires s’installent sans que l’on n’y prenne garde et cela ne correspond pas à mon hygiène de vie de base. J’ai par ailleurs l’impression d’un trop plein. Mon corps s’est transformé pendant neuf mois pour les besoins de la grossesse mais je sens qu’il est temps pour moi de retrouver mon équilibre originel.

Un matin, alors que j’étais en transe de sucre, (s’agit-il d’une drogue ?) j’ai fais les fonds de placards en quête d’un gâteau ou d’un bout de pain, comme une junky. J’étais sur les nerfs. Je n’ai rien trouvé. Je me suis souvenue que j’avais du sirop d’agave. Je me suis empressée d’en mettre quelques gouttes sur ma galette au riz. Et cela va vous sembler étrange, mais je me suis sentie apaisée (apaisée par le goût du sucre, plutôt flippant !)

A partir du moment ou une substance, telle qu’elle soit, est capable de t’apaiser, quelque chose ne va pas. Alors je dois bien le reconnaître, me concernant, ce n’est pas si anodin que cela. Je suis devenue addicte au sucre !  Il m’est très difficile de résister à une pâtisserie (même si je n’ai pas faim) ou à un gâteau (soirée, repas entre amis, déjeuner familial). Si je fais mes courses, je vais automatiquement passer dans le rayon des sucreries. Je regarde les différents paquets de gâteaux, j’hésite, je prends un paquet, je culpabilise, puis je finis par le reposer (sauf si je suis contrariée, autant vous dire que les gâteaux vont y passer ! )

J’ai vraiment envie de modifier cette mauvaise habitude. Et je sais par ailleurs quels sont les effets sur la santé alors je me dis qu’il est important pour moi de remédier à cela.

Ma désintoxication au sucre phase 1 :

La phase 1 de désintoxication a consisté à ne plus acheter de gâteaux et à ne plus consommer de pain au chocolat ou de pâtisserie. J’ai donc échangé la tartine de pain beurre et confiture du matin contre un fromage blanc dans lequel j’ajoute une banane et du son d’avoine. Histoire de varier un peu mes petites déjeuné je peux aussi manger un bol de céréales bio muesli sans sucre ajouté avec du lait d’avoine.

A chaque petit creux, j’ai préféré manger une ou deux pommes ou une compote sans sucre ajouté.

J’ai continué à manger des repas variés et équilibrés.

Cette phase a durée deux semaines. J’ai tenu bon ensuite les choses se sont un peu gâtées…

Phase 2 : Ce n’est pas si agréable que cela…

Je suis en plein dans la phase 2. Quelques petits écarts qui m’ont permis de me rendre compte que mon attrait pour le sucre était bien plus ancré que je ne le pensais ! Après la phase 1, j’ai expérimenté quelque chose d’étrange, j’étais comme en manque. Sur la défensive. Je me suis surprise une fois à être fâchée. J’étais dans tous mes états, et prête à quitter mon bureau pour aller acheter un paquet de gâteau pour l’engloutir. Je n’avais plus que cette idée en tête. Gâteau, gâteau, gâteau, sucre !!!!! J’étais comme possédé par un petit démon accroc. J’ai tout de même tenu bon et finalement mon envie de sucre a fini par disparaître.

Pourtant, je sais que je ne suis pas totalement désintoxiquée. L’envie de finir un repas avec un goût sucré et toujours présente. Et même si je fais attention , il m’arrive de manger un gâteau ou une pâtisserie. Mais à ma grande surprise ce n’est pas si savoureux que cela.

Nausée, sensation de lourdeur, perte d’énergie. J’en viens maintenant à regretter d’avoir consommé un aliment sucré. Ce n’est plus si agréable que cela. Mon corps serait-il en train de s’habituer à ne plus consommer de sucre ?

La suite aux prochains épisodes !

Aude M'Bongui Rédactrice et fondatrice du blog

Rédactrice : Aude M’Bongui, fondatrice du blog