Bonjour à toutes et à tous. Aujourd’hui je souhaite parler du fameux instinct maternel.
Pour être tout à fait franche avec vous, il y a quelques années, je n’y croyais absolument pas, considérant que l’instinct maternel était une pure fabrication sociale, un mythe enfermant les femmes dans une croyance limitative selon laquelle elles étaient destinées à être mère.
N’y croyant pas et ne ressentant rien de particulier, j’étais très mal à l’aise avec ce concept. En effet, l’instinct maternel n’était autre qu’un concept pour moi. Je me sentais à la fois fière de ne pas « tomber dans le piège » et coupable de ne pas ressentir en moi quelque chose qui aurait dû procéder d’un phénomène naturel.
Je désirais effectivement fonder ma famille, cette envie était perceptible et très claire. Mais pour le reste… Et puis étrangement, je suis devenue un véritable détecteur de femme enceinte. Dans les transports, dans la rue, j’avais cet espèce de don qui me permettait de savoir qu’une femme portait en elle la vie. J’étais à la fois admirative et émerveillé. Et que dire des petits bouts rencontrés ! J’en avais mal au ventre et je voulais plus que tout avoir le même. Incroyable. J’expérimentais au plus profond de mon être ce qui m’était apparue des années durant comme un mythe.
Pour autant, je pense que le désir de devenir mère et le projet parental se construit en accord avec son conjoint. Cela procède d’une construction. Je reste convaincue que malgré ce ressenti intense et déroutant qu’est l’instinct maternel, chaque femme se construit et grandit en tant que mère, se renouvelle et s’adapte en fonction de sa propre histoire et du lien crée à chaque enfant.
Je crois qu’il est également important que chaque femme se sente libre d’expérimenter ce qui lui correspond le mieux. J’évoquais la culpabilité vécue de ne rien ressentir, et avec le recul je pense que nous n’avons pas à alimenter de telle émotion. Nos rapports à la parentalité et au désir d’être mère sont propres à chacune. Aussi apprenons à nous respecter et à respecter nos rythmes.